Biographie

Diapositive 1

SAID SAYAGH, Né à Meknès, dans une de ces familles aux origines complexes,  descendants, probablement  de juifs convertis à l’Islam,  chez qui se mêlent les héritages de Fès, de Mogador,  de Tétouan, de Tanger, d’ al Andalous et de l’Atlas.
Historien, il a préparé une thèse sous la direction de M. Jean-Louis Miège qui en a préfacé la publication aux éditions du CNRS sous le titre de : La France et les frontières maroco-algériennes de 1873 à 1902, Paris, 1986.
Agrégé d’arabe, il enseigne cette discipline à Montpellier.
Au cœur de ses préoccupations, se trouve l’histoire du judaïsme marocain. Pourquoi le Judaïsme marocain, jadis présent, rayonnant et dynamique a-t-il pratiquement disparu ? Pourquoi les descendants des juifs convertis par la contrainte n’osent-ils pas faire référence à la composante juive de leur identité ?
Le statut de la Dhimma a-t-il réellement protégé les juifs marocains ou, au contraire, les a-t-il marginalisés et condamnés à une disparition inéluctable ?    
Ces questions lancinantes relèvent, encore aujourd’hui, du tabou. Elles sont ignorées, tues et leurs auteurs sont mis à l’index.
Ces interrogations et d’autres se retrouvent dans le roman de M. Said Sayagh « L’autre juive, Sol la tsaddika ».